Frequently Asked Questions
Qu’est ce que c’est qu’un Compliance
Officer ?
Quelle est la traduction en français ? La circulaire
04/155 de la Commission de Surveillance du Secteur
Financier (« CSSF ») traitant de la Fonction
Compliance prévoit, en application des articles
5(2) et 17(2) de la loi modifiée du 5 avril
1993, la mise en place d’une fonction de contrôle
de conformité à l’intérieur
des établissements de crédit et des entreprises
d’investissement. Le Chapitre I (3) de cette
même circulaire précise que la « fonction
Compliance » a pour objet de protéger
l’établissement de tout préjudice
qui pourrait résulter du non-respect des normes
en vigueur auxquelles l’établissement
est soumis dans l’exercice de ses activités
dans les différents marchés. Le « Compliance
Officer » est l’employé désigné par
l’établissement aux fins de la direction
de la fonction Compliance. Le nom du « Compliance
Officer » ainsi que tout changement relatif à la
position doivent être annoncés à la
CSSF. Il n’existe pas de traduction littérale
du terme « Compliance Officer », d’origine
anglo-saxonne (étymologie : « to comply
with » - respecter, être en conformité)
: la traduction française de « directeur
de conformité » semble, dans ces conditions,
s’en rapprocher le plus.
Définition du Risque de Compliance
Le risque de Compliance, aux termes du Chapitre III
(10) de la circulaire CSSF 04/155, est défini
comme le risque de préjudice qu’un établissement
peut subir suite au fait que ses activités ne
sont pas exercées conformément aux normes
en vigueur. Le risque de Compliance peut comporter
une variété de risques tels que le risque
de réputation, le risque légal, le risque
de contentieux, le risque de sanctions ainsi que certains
aspects du risque opérationnel, ceci en relation
avec l’intégralité des activités
de l’établissement.
Est ce qu’un juriste des fonds peut être
Compliance Officer de la Banque ? De manière
générale quelles sont les incompatibilités
?
Il est concevable qu’un juriste-fonds soit également « Compliance
Officer » de la banque, la réponse apportée à l’obligation
de mise en place d’une fonction « Compliance » résidant
dans l’organisation interne de l’établissement
considéré. La circulaire de la CSSF,
tout en admettant une certaine flexibilité – centralisation
ou non de la fonction Compliance, délégation
partielle, fonction à temps partiel – insiste
cependant sur l’indépendance, les compétences
et la dotation en ressources suffisantes de la fonction
Compliance. Au niveau des incompatibilités,
le texte de la circulaire mentionne expressément
qu’il y a incompatibilité entre la fonction
Compliance et l’Audit Interne, la première
ne pouvant faire partie de la seconde ; de manière
plus générale, il y a incompatibilité de
la Fonction Compliance avec des responsabilités
opérationnelles.
Quels sont les établissements devant avoir
un Compliance Officer désigné ?
La circulaire 04/155 de la CSSF s’applique aux
banques/établissements de crédit ainsi
qu’aux entreprises d’investissement. Cette
dernière catégorie comprend, aux termes
de l’article 24 de la loi modifiée du
5 avril 1993, les professionnels du secteur financier
suivants : les commissionnaires, les gérants
de fortune, les professionnels intervenant pour leur
compte propre, les distributeurs de parts d’OPC,
les preneurs fermes, les dépositaires professionnels
de titres ou d’autres instruments financiers
ainsi que les agents de transfert et de registre.
Différence (s) entre l’Audit Interne
et la Compliance
Alors que la Fonction Compliance
(source circulaire CSSF 04/155) est une fonction indépendante
dont l’objectif est d’identifier et d’évaluer
le risque de Compliance de l’établissement
ainsi que d’assister la direction dans la gestion
et le contrôle de ce risque, l’Audit Interne
(source : circulaire IML 98/148) est une fonction indépendante
laquelle vérifie le bon fonctionnement du contrôle
interne et procède à une évaluation
périodique des opérations afin d’assister
la direction et les responsables de l’établissement
et leur permettre d’avoir la meilleure maîtrise
de leurs activités.
Si les points communs et complémentarités
entre les deux fonctions sont nombreux (séniorité,
indépendance, organisation – charte, Comité,
rapports avec la direction et le conseil de l’établissement
-, participation au contrôle de troisième
niveau au sein de l’établissement, établissement
d’un rapport annuel sur l’état de
la fonction), la fonction Compliance privilégie
les aspects de prévention, alors que la fonction
d’Audit Interne est foncièrement une fonction
de contrôle. Comme précisé plus
en avant, il y a incompatibilité entre la Fonction
Compliance et l’Audit Interne.
Quelle est l’organisation souhaitable d’un
service de Compliance ?
La fonction Compliance fait
partie de la bonne organisation administrative et comptable
dont doit disposer chaque établissement financier
en vertu de la loi modifiée du 5 avril 1993;
Au niveau de l’organisation-même de la
fonction, la circulaire 04/155 de la CSSF admet une
certaine flexibilité ; en effet, si la circulaire
impose des conditions devant être remplies en
toutes circonstances – indépendance, compétence – elle
admet des modalités d’organisation flexibles – dotation
en ressources, possibilité de délégation
- en considération de la taille concrète
de l’établissement ; il n’existe,
de ce fait, pas de modèle de fonction unique – l’organisation
sera tantôt centralisée, tantôt
décentralisée, elle pourra prévoir
la délégation de certaines tâches
ou même être confiée à une
personne à temps partiel.
L’externalisation complète est cependant
exclue; l’organisation efficace d’une fonction
Compliance nécessite que 1) des principes de
Compliance, règles d’action constituant
un modèle de comportement pour l’établissement,
soient définis pour l’établissement
considéré 2) une politique de Compliance
soit élaborée/tenue à jour et
3) qu’une Charte de Compliance, définissant
en détail les modalités pratiques de
fonctionnement de la fonction Compliance soient élaborés
et approuvés par la Direction et le conseil
d’Administration de l’établissement;
si la formation d’un Comité de Compliance
est facultative, il est recommandé d’établir
au profit de la fonction Compliance un droit de contact
direct du Président du Conseil d'Administration
et de la direction.
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